J’ai connu mon arrière-grand-mère, Anne-Marie Corre-Mordacq, jusqu’à mes neuf ans. Figure respectée de notre grande maison familiale, elle veillait sur nous avec tendresse, presque centenaire lorsqu’elle s’éteignit en 1981.
Veuve très jeune et marquée par les guerres, elle trouva dans la poésie un refuge et publia en 1954 Pour Après, un recueil où s’entrelacent petits bonheurs et épreuves, toujours portés par l’espoir.
Aujourd’hui, je fais entendre ces poèmes au-delà de la famille, aux côtés d’artistes qui prolongent son héritage sensible et universel, source de douceur et de force.